En soirée donc, après une demie heure de traversée, nous voici sur l'île des kangourous. Cette île plate, de 155km de long, à 15 km de la côte, reste quasiment une réserve sauvage.
Nombreux sont les marsupiaux, les oiseaux. Elle est traversée par 2 routes goudronnées, et de très nombreuses pistes. La plupart des lieux isolés sont inaccessibles aux véhicules deux roues
motrices, surtout un gros van comme le notre (on en a déjà usé un, on va s'arrêter là : c'est le plus gros modèle)
arrivés à la nuit tombante, impossible de rejoindre notre camping réservé, à l'autre bout de l'île, soit près de deux heures de route : cette route est un cimetière de kangourous, des carcasses
partout (et même de vaches) sur les côtés, et les premiers wallabies bondissent en sortant des haies qui longent la route. Nous cherchons vite un autre hébergement : affaire faite à American
River, le TOP du camping de parc national, électricité et abri table et barbecue, le luxe pour 20€ la nuit, et ce n'est pas plein !
et au matin, le site est merveilleux
et il n'y a qu'une dizaine d'emplacements (dont 3 avec électricité) : quelques tentes de pêcheurs, c'est d'un calme absolu
Le matin, une petite marche jusqu'à la jetée d'American river :
C'est un magnifique point d'observation des pélicans, qui y sont même nourris le soir
ce soir, pélican au menu !
Passage à Kingscote, la bourgade principale
je vous l'avais dit : marsupiaux, oiseaux :
et des balades, dont celle-ci à Reeves point (site de la première colonie, en 1836) où nous marchons entre mer et terre sur une pointe de lagune,
le domaine des oiseaux (mouettes, colonie de cormorans pie),
et des pêcheurs :
Nous traversons l'île dans la journée, notre emplacement à Rocky river nous a été gardé, nous y passons 2 nuits encore. 25$, mais les emplacements sont vraiments exigus, sans électricité. Tables
et barbecues sont un peu plus loin.
Mais douches chaude et coin vaiselle juste là.
le soir, nous prenons un verre chez des amis retrouvés là, qui campent avec leur van au camping voisin du parc : Western KI, c'est à peu près le même prix (27$ pour 2 sans electricité), mais avec
de grands sites sous les arbres, et beaucoup de compagnie :
Il y a vraiment de sites remarquables, c'est particulièrement vrai avec les formations rocheuses de Remarkable rocks, tout au sud.
érosion éolienne sur du grès :
on s'y amuse un moment
ça s'allège petit à petit
je crois avoir vu un top model
ou un artiste célèbre, va savoir
on vous fait la photo de famille, sans trépied, ce sera la seule, il faut trouver le rocher qui va bien pour porter l'appareil, vu qu'il n'y a jamais personne :
dans le secteur, au Cap Du Couëdic (l'île a été topographiée par un Français, en 1802), la colonie d'otaries : les phoques à fourrure de Nouvelle-Zélande, sous l'arche de l'Amiral. Il sont pas
mal ici
on surveille de près les disputes des otaries, et de leurs petits
Dans les endroits insolites, ce "petit Sahara", une succession de hautes dunes au sable fin et étincelant, en plein bush : on peut louer des surfs à la station service de Vivonne bay
ça brûle les pieds
on finit toujours par terre
et on en prend pelin les naseaux ! mais quelles descentes ! C'est l'activité fun du 31 décembre !
Le matin, quand la chaleur n'est pas encore trop abrutissante, on peut marcher et trouver des criques sublimes ou de grandes baies:
Emu bay, une grande plage de 5km, au nord de l'île, accessible aux voitures. Maqgique, rien à envier aux Tuamotus
ou la marche de Snake lagoon, après une dizaine de km de piste (de la tôle ondulée : c'est brise-fesse à 60 km/h, ou casse-roues à 10km/h : le salaire de la peur)
et 1h de marche,
on est en Crète, cette fois : eau limpide, sable immaculé, rochers... des vagues, et l'eau est un peu fraîche, mais c'est encore l'occasion de bains vivifiants
au Sud aussi, nous trouvons par hasard Bales bay, tout près de la réserve des lions de mer (une réserve très réservée : tour guidés seulement)
c'est particulièrement riche en faune sauvage, peu farouche : les coléoptères, on n'en a pas vu beaucoup
une drôle de chenille : on n'a pas goûté
mais de très beaux lézard : celui ci est un dragon fauve, une dizaine de centimètres
mais celui-là un varan, ou lézard monitor, ici appelé goanna : au moins 1,60m de long
sur Bales baie, c'est probablement une nurserie de ces très jolies étoiles de mer coussin
un possum à queue touffue vient partager notre apéritif
avant de bondir vers la canopée
et les tout petits wallabies de Tamar (sous espèce endémique de l'île), très nombreux, tentent tout pour venir nous piquer des chips (c'est le camping qui est clôturé, pour limiter leurs accès)
Si on se lève tôt, on peut voir de très beaux kangourous aussi : c'est l'espèce endémique de Kangaroo island, suivez la flèche
et sans chercher beaucoup, dans les eucalyptus du camping,
des gros nounours dormeurs
ah, ces perroquets sont superbes : celui-là est un juvénile qui n'a pas encore sa livrée rouge d'adulte, mais commence à muer
voilà le papa, qui vient se servir un verre sous nos yeux
le petit "oeil d'argent"
des galahs, bien sûr
le pélican à lunettes
la mouette argentée, ça pêche bien
le cassican flûteur, pas timide
et les oies du cap Barren ?
oui, on finit par en trouver : elles ont leur piscine particulière
d'ornithorynque, on n'a pas vu
non, ce ne sont pas leurs pattes
mais des wallabies, des tas, ils pullulent sur l'île
on fait tout ça sans télé-objectif, il est en réparation au Japon...
ça, c'est de la prairie à kangourous
suivez la flèche, ils sont bien là :
mais il a fallu partir tôt pour en déranger autant : 6h du matin le 1er janvier !
pour trouver le trou d'eau à ornithorynque, sans eux...
fait rien, il y a de belles herbes (grass tree)
de doux parfums (oui oui, du mimosa, c'est la côte d'Azur)
le calme absolu dans cette forêt primaire où on s'attend à voir aussi un dinosaure
mais il fait une chaleur torride, une chaleur à incendie, une chaleur cyclonique : tout feu extérieur, tout barbecue est interdit à partir de 1er janvier à 0h.
Avec ça, on a fêté le passage en 2012 avec Marielle et Yvan, au camping, (partageant notre foie gras et leur champagne !) et avec une demi-heure d'avance sur le reste des habitants : on n'avait
pas saisi qu'en entrant dans le Southern Australia, il fallait reculer notre montre de 30 minutes par rapport au Victoria ! On se disait aussi que tous les bureaux, les assurances, les bateaux
avaient 1/2 heure de retard , mais non, c'est nous ! nous étions encore à l'heure de Sydney, ou Melbourne... pffff! On se retrouve avec eux encore le 1er au soir de l'autre côté, au cap Jervis,
avant pour eux, d'aller prendre leur vol vers Sydney à Adelaïde, et pour nous, de remonter vers le nord (eux aussi, ils auront attendu 30 mn leur taxi !)
Bonne année 2012 à nos lecteurs donc ! (il est temps)
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