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Lundi 23 mars 2009
Dernier jour de Kinou sur l'île de Tahiti, il est 18 h 17, nous allons dîner aux roulottes, et après on met le paquet dans le charter et direction la France !!!!!!! les chiens de Tahiti regrettent vraiment son départ !!! une confidence !! nous aussi .... mais il a dit qu'il reviendrait, alors...  Ah oui comme il a vu la magnifique victoire du TFC ce matin au petit dej après avoir vu les dauphins, il est presque pressé de repérer les parisiens dans l'avion pour chambrer un peu,  faut bien animer le vol, en fait son arme fatale ce sera de s'endormir pas trop loin d'eux, et là attention le vrombrissement !!!

Par Les Blob
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Samedi 21 mars 2009
Nous avons découvert des tas de nouveaux petits bobos.
Il y a eu les blessures sur le corail  : ça ne guérit jamais si on ne frotte pas la plaie à vif avec du citron ou du désinfestant, et ça met très longtemps à cicatriser : l'animal continue à concrétionner dans la plaie..... depuis, nous faisant beaucoup plus attention à nos pieds.
Il y a eu l'urticaire géant, mais ça, finalement, c'était une réaction allergique à un antibiotique
Il y a eu bien sur la tourista, je n'entre pas dans les détails
Nous avons découvert la fréquence des rhumes, angines, et bronchites en pays chaud...là ça va mieux.
Maintenant, nous avons fait connaissance avec la bourbouille, bien connue des coloniaux. Une éruption du petits boutons espacés, un peu rouges et qui démangent légèrement, liée à l'excès de sudation et à l'humidité : ça se place en lisère du cuir chevelu, sur le front quand il y a une frange, dans les plis. Lucas a eu ça sur les épaules la nuque et le cou après un passage chez le coiffeur et des petits cheveux qui ont lancé l'irritation. Nous avons renforcé les douches (exiger un meilleur savonnage, au gant), et passé une pommade qui assèche de chez fabre (il nous suit jusqu'ici !). J'avais démarré au tamanu, malheur ! les crèmes grasses, ça aggrave !
Maintenant c'est au tour d'Oscor... lui aussi, hygiène à vérifier. De toutes façons, malgré la température, il faut toujours insister pour qu'il aille à la douche à la sortie de l'école : Monsieur préfère les bains !
Entre les deux, Lucas a aussi été couvert d'espèces de plaques marbrées roses, peu gonflées, pas douloureuses : un mégalérythème virens, je crois (non, ce n'est pas du Tahitien). ça a duré une dizaine de jours.
Rien de bien grave donc, mais ça nous occasionne des visites chez le médecin : c'est lui qui met les mots. Heureusement, il a des horaires extensibles : 6 heures-midi puis 14 h- 18h, tous les jours, et le samedi 6h-11h ! Mais il a l'air de trouver assez facilement des remplaçant-e-s.
Des détails tout ça, donc.  En fait, tout va bien, on rassure tous les impatients qui se manifestent de plus en plus vertement. Oui, nous sommes vivants, oui, tout va bien, oui, on se plait toujours ici. Oui, il fait beau, ENFIN ! parce qu'on a eu quand même trois semaines de pluie.
Après le départ de Jonas, il y a a eu l'arrivée de Kinou, l'ami toulousain qui repart aujourd'hui. (enfin, c'est ce qui était prévu, mais je crois qu'il a laissé couler son billet d'avion au fond du lagon, à Bora Bora !...). On en profite pour faire des choses nouvelles avec lui. Enfin Moorea dans de bonnes conditions !
J'y ai fait une super plongée, avec plein de requins partout qui nous tournent autour avec la gueule entrouverte... patibulaires (requins citrons, un festival, requins pointe noire, requins gris). et après, direction le lagonarium. Des petits farés en bois, chaume et coquillages, servant de tente de plage, perdus sur un petit motu. On vient te chercher en pirogue, tu t'installes avec ton pique-nique, tu mets masque et tuba ou tu prends un kayak... et quand c'est l'heure du nourrissage, c'est le métro aux heures de pointes : une dizaine de touristes dans l'eau, mais des miliers de poissons, et la raie, une grosse femelle pastenague, au milieu de tout ça, qui te monte sur le dos, te passe entre les jambes, attrape la sardine dans la main et te remorque même sur quelques mètres.
Avant ça, à la faille d'Arue, j'avais fait ma première plongée à 40 mètres ! un évènement. À partir de -35, on peut ressentir les premiers effets de narcose (livresse des profondeurs), alors, on se surveille bien. Mais non, rien, pas de sensation bizarrre, pas de "modification du dialogue intérieur" pas de stress. On n'y a passé que 2 ou 3 minutes avant de revenir dans des eaux plus ensoleillées. De toutes façons, à -40, il y a beaucoup moins de vie qu'à -20... Juste le fameux mur de gorgones jaunes, qui éblouit
.
Mais en remontant, la raie manta qui s'est installée là depuis une semaine nous attend, et cette  fois, il y a eu quelques photos ! les voilà.





Par Les Blob - Publié dans : Sorties
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Samedi 28 février 2009
...a dit Lucas, un peu dépité, hier soir, quand nous avons regagné la voiture après avoir accompagné Jonas à l'aéroport...  le retour à Paris sera difficile aussi !
En effet, t'avons un peu délaissé, cher blog, ces dernières semaines. D'abord le manque d'appareil photo, nous l'attendons avec impatience d'ici 8 jours, et dernièrement, l'arrivée pour les vacances de Charlotte puis Jo, nos premiers visiteurs (ça fait tout drôle !). Deux semaines bien occupées :
Bernard abandonné à Tahiti pour préparer son permis côtier, nous voilà partis à Huahiné, pour 5 jours dans un de ces "bout du monde" que nous affectionnons.
Huahine, vue d'avion 30 min d'avion seulement de Tahiti, mais encore un dépaysement total : plage de sable blanc, grand calme, si peu de voitures.... nous y avons circulé à pied, à vélo, en bateau exclusivement.
Le "centre ville" au village chef-lieu Faré, regroupe quelques boutiques autour d'un petit supermarché, 2 clubs de plongée, un loueur de bateaux, vélos, kayaks (Jean-Louis, un Toulousain installé là depuis 15 ans), il y aussi un petit restaurant bar librairie à l'étage, qui publie les artistes locaux à compte d'auteur, et propose tout pour les arts créatifs, à côté des glaces et croissants maison.... Il ne manque ni la poste, ni la pharmacie, tout ça pour 5000 habitants, disséminés sur une ou plutôt 2 îles, reliées par un petit pont, et la route fait 60 km de long. l'activité principale est la culture de la vanille, mais aussi des pastèques, du taro...C'est un haut lieu archéologique, avec des dizaines de "marae" (sanctuaire en plateforme de pierre), parfois superbement restaurés.
Nous avons trouvé des endroits improbables, où le temps s'est arrêté, comme la plage du Sofitel, désaffecté depuis 4 ans,
et dans le lagon, un
ou la crique d'un autre hotel, désaffecté, et son "gardien" prolixe qui nous a fourni en "ramboutan" sorte de litchis échevelés. Nous y avons fait une belle plongée, dans l'eau aussi cristalline qu'à Bora Bora, entourés d'une nuée de poissons du lagon, mais sur un corail totalement blanc, ravagé par la "taraméa"(énorme étoile de mer). Nous y retournerons, pour voir le reste de l'île, et la faire découvrir à Bernard.
au retour, après avoir déposé Charlotte à l'aéroport avec un petit moral (dur dur le retour), nous avons encore bien occupé le  WE (plongée, brunch au radisson, ping-pong, baignade, tout ça sous des orages diluviens).
Lundi, c'était la reprise, tout en suivant au plus près l'ouverture du procès AZF.
Plein de péripéties, que j'ai pu suivre : grâce à mon alerte Google, j'ai toute la presse en temps réel. Mais aussi grâce aux mels de mes amis de l'association des sinistrés qui m'ont aidé à décrypter tout ça. En tous cas, une première étape a été franchie, avec la citation de Total, qui devait, qui doit être entendu. ( lire à ce sujet : link ). Une belle victoire déjà !
Par Les Blob - Publié dans : Sorties
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Samedi 28 février 2009
Un an pile : nous apprenions au petit matin, par un message du SNES de Polynésie, que nous étions sur la liste, avec ce drôle de nom : Pirae. Google earth ne savait pas vraiment où se situait le Taaone (nom du collège), et nous ne l'avons localisé précisément que le jour de la prérentrée ! Une commune qui nous semblait acceptable, dans la zone urbaine...
nous avons encore attendu 1 mois avant l'affichage officiel, et encore 10 jours avant de se décider. Nous avons beaucoup consulté
: le syndicat à Paris (merci à Henri-Jean pour sa patience), Katia, prof de latin dans la Barousse, qui y a vécu il y a 4 ans), Éric qui  a fait son service militaire aux Tuamotu il y a ....pfff, beaucoup plus !.... Et pour tous c'était OUI.
Après, ça n'a pas été évident quand même. d'abord l'installation matérielle : pour les profs, il n'y a aucune aide, débrouillez-vous. Il a fallu dénicher un contact qui veuille bien se charger de visiter les maisons repérées sur annonce (merci Kakie, et surtout Greta). jongler avec le décalage horaire pour les appels téléphoniques, inscrire les enfants à distance dans des école et collège impossibles à localiser. organiser le déménagement (3 mois de camping !). peu de contact avec les collègues déjà sur place : trop occupés, pas intéressés. l'impression surtout que les expatriés forment une caste soudée, difficile à pénétrer. On fera sans eux.
et puis le vertige de l'arrivée sur place : la chaleur, les odeurs, les sons, le jet-lag, tout est nouveau, à 8 jours de la rentrée des classes ! trouver un téléphone, une voiture, visiter la maison, emmenager avec...rien, visiter l'école, le "centre de la mère et de l'enfant", faire la queue à la poste, à EDF (pardon, EDT) faire la rentrée en même temps, ....
et ne pas avoir internet avant des semaines, alors que le programme d'histoire-géo est "adapté", et que nous ne connaissons rien sur la Polynésie depuis l'antiquité, ou sur l'Océanie en Géo !!!! et que au collège, c'est ... la dèche, que des manuels ancestraux, et même pas un par élève... on bricole, on s'adapte. J'ai refait des cartes et des fiches à la main !
Le plus gros problème au début a été l'argent. Nous avions pourtant prévu, avec 2 mois chacun d'avance sur salaire, le compte était ouvert à la poste, le chéquier commandé, mais... on ne nous a dit que fort tard que la commande de chéquier ne valait que si il y avait 12 000 F (1000 €, quand même : merci Olivier pour le prêt) sur le compte, il a fallu accepter que les virements mettent plus de 3 semaines, alors qu'il fallait payer tout, tout le temps pour tout. Et, avec les retraits en liquide  limités à 300 €, ... Au début, l'argent file à une vitesse folle ! le banquier était prévenu, et compréhensif, heureusement, et nous avions même prévu un passeport crédit de 20 000 €, mais il les fallait bien.
Nous avons eu chaud quelques jours aussi avant de pouvoir assurer (et donc acheter) la voiture : notre bonus avait été un peu écorné par deux petits accrochages "responsables" dans les 2 ans précédents, et aucun des assureurs français ne voulait de nous, les cancres ! ANSET, assureur australien bien implanté ici, ne nous a fait, lui  aucun problème, y compris pour nous prendre en "tous risques", et à un tarif bien plus avantageux ! Ouf !
Bref, au souvenir de l'énergie demandée par les 3 premiers mois, je suis à nouveau essoufflée ! la première semaine de vacances en septembre nous a permis de finir les démarches et s'équiper un peu. Les vacances de noël (4 semaines) on été salutaires, mais on n'a commencé à être plus sereins qu'en janvier, et on ne commencera je pense à profiter vraiment qu'au bout d'un an. ça incite à rester un peu...
Heureusement, dès le début, les garçons, enthousiasstes, ont adoré être ici, et ça nous a maintenu un bon moral tout le long ! Merci les Luscar !
Par Les Blob - Publié dans : installation
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Dimanche 8 février 2009

Démission du président polynésien Tong Sang

Par Les Blob - Publié dans : vie quotidienne
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Dimanche 8 février 2009
pour nous ça a été à l'hotel Sheraton. il fait partie de la chaîne des hôtels de luxe, avec les fameux bungalows en toit de pandanus, avec pilotis sur le lagon. Et comme Papeete c'est mort le samedi après-midi (la plupart des magasins ferment à 11 h ou midi), après un tour à un salon d'artisanat local.... nous y voilà
on y arrive vers 4-5 heures, pour la "happy hour".
le hall de l'hotel, et son lustre momumental en coquilles d'huitres perlières :


Enfin,... la "happy hour"...., ailleurs, c'est un deuxième verre offert. Ici non, il y a une réduc de 10 ou 20%  sur certains cocktails, et c'est tout.

alors ce sera une pina colada pour Béa, et un perrier pour Bernard (il faut bien qu'un de nous conduise). Pour les enfants, en attendant que la grenadine ou le coca arrive, ce sera un saut dans la piscine ! (on n'a pas les maillots, tant pis : ils sont en bermudas de surf, et on a bien un ou deux paréos pour lles sécher)
Lucas s'applique :











Pendant qu'Oscar fait des acrobaties :

Bernard surveille, c'est grand calme sur le lagon (au loin, Papeete) :

pas mal, les boissons...

ah, il y a mariage à l'hotel, (ou au moins, photos de mariage : on a vu la noce dans les jardins), la voiture des mariés devant l'entrée... mmmh, quel bon goût !

... et celles des invités sur le parking :

ils les aiment les gros 4x4, ici !!!
Par Les Blob - Publié dans : Sorties
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Dimanche 25 janvier 2009

C'est le moyen de transport traditionnel, mais attention, ne dites pas truc, mais à l'anglaise, truck (le U se prononce comme oeu dans oeuf). Là, c'est celui du collège, il transporte nos élèves à la piscine, au stade...Là, il est dans la cour du lycée, devant le grillage du collège.
il y a aussi celui du lycée, vraiment le même, dans la cour du lycée, pas de fenêtre, des plaques de plexi à mi hauteur.
Certaines mairies ont leurs trucks municipaux, comme Pirae et Arue, et sinon, il y a les trucks publics, ceux qui servent de transports en commun.
Le chauffeur est dans sa cabine séparée (ce sont des camions dont le plateau est aménagé : 2 banquettes en bois le long des côtés, plus un banc au milieu, parallèle aux 2 premiers. Pas de sièges, pas de coussins. On donne au chauffeur une pièce de 100 F (80 centimes d'euro) ou 50 pour les enfants, quand on monte, ou plus souvent quand on descend du truck. Il y a des arrêts de trucks dans les rues principales, mais pas de lignes, pas de tables d'horaires. On ne sait jamais quand il va en passer un. Ils sont chargés du rammassage scolaire, mais ne sont pas conventionnés plus que ça. Les élèves ne peuvent pas prévoir, ni le matin ni le soir, à quelle heure passera leur truck. Ils arrivent parfois avec près d'une heure de retard.
Je vous les montre parce qu'ils sont en voie d'extinction, il y a déjà quelques bus à tahiti (attention, prononcer le u à l'anglaise aussi, comme dans boeuf). Et la société de truck en a acheté déjà une dizaine qui vont remplacer progressivement les anciens. Il doit y avoir aussi encore des indépendants : un gars propriétaire de son truck, qui fait la tournée, à l'heure qui lui convient. Si il te voit marcher sur l'avenue, il te fait signe pour demander si il te prend.
Ils font le tour de l'île, ou plus exactement, le demi-tour : il n'y a pas une gare centrale à Papeete, mais 2 : une derrière le marché, c'est l'arrivée des trucks de la côte Est, dont certains vont jusqu'à Taravao, à la presqu'île. Mais si tu dois aller à l'aéroport par exemple, à Faa'a, ou plus loin sur la côte ouest, il faut marcher jusqu'au front de mer, devant le syndicat d'initiative, d'où partent les trucks vers l'autre côté ! ça c'est de l'organisation, c'est pensé !
Mais c'est un vrai bon symbole de Tahiti et de son fonctionnement parfois, ...surprenant.
à part ça, la fin de semaine a été assez belle, bon vent, moins de houle, peu de pluies. On en a profité pour déseerter nos plages de la côte est et rendre visite à une de celles de sable blanc de Punauaia, sur le côte ouest, au calme dans le lagon.
 Pas d'alerte cyclonique ici, et on pense bien à ceux qui sont encore peut-être sans électricité, sans téléphone, dans leurs Landes dévastées, dans le Lot... toujours pas de nouvelles...
Par Les Blob - Publié dans : vie quotidienne
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Mardi 20 janvier 2009
chez nous vu du ciel Et ça change quoi, quand il pleut ?
La chaleur d’abord ; elle a changé, plus pesante. La couche nuageuse bloque la circulation d’air, et l’hygrométrie grimpe en flèche : aux alentours de 80% d’humidité. On est moite, on se douche plusieurs fois par jour.
Alors le linge sèche humide. Il faudrait, pour l’avoir sec, le repasser, mais on n’a pas le courage d’ajouter des calories à l’air ambiant !
séchage de tifaifai
on fait sécher le tifaifai acheté au marché de Pirae
 Le jardin pousse à toute vitesse, il faut tondre toutes les semaines.
Les moustiques se multiplient, et décuplent leurs morsures, aïe.
Oscar a trouvé un tupa (crabe de terre, prononcer "toupa") dans sa chambre, tentant de creuser son terrier sous ses chaussures. Et on craint les cent-pieds, ça déteste être mouillé, alors ils cherchent des abris sûrs : nos maisons. Les gros cafards, longs comme le majeur,  sont plus rares
Il faut rentrer les boîtes de tortillons et d’allumettes, sinon, on ne peut plus rien enflammer.Le papier dans l'imprimante se ramollit, les couvertures des livres s'enroulent, les agrafes rouillent sur les liasses.
bureau sur la terrasse ouest
le bureau est sur la terrasse
Le gros mutoï (le policier municipal, prononcer le début comme mouton, et la fin comme œil) du rond-point porte un magnifique ensemble imperméable jaune fluo, mais pas fermé, ce serait le sauna là-dessous.
D'immenses parapluies fleurissent. Tout le monde en a un, adultes enfants, jamais pliable. Dans la cour du collège, les flaques s’étalent, puis se résorbent, les élèves attendent sous les larges avant-toit, (pas de préau) une accalmie. Ils arrivent trempés en classe, s’ébrouent, s’essuient parfois avec un paréo dont ils (elles) se couvrent les épaules…
On reste en nu-pieds, savates ou crocs, en tenue légère. On se mouille on sèche. Sur les mob ou les vélos, quand il y a un poncho, il est généralement bleu, en sac poubelle
La place de la voiture, devant la maison, est creusée d’ornières boueuses persistantes. Les petits cours d’eau qui traversent la ville se transforment soudainement en torrents couleur chocolat bien roux.
Tout ça n’empêche pas le RIMAp-p de courir, toujours par groupes d’une bonne quarantaine de militaires, le matin à 6h le long de la route.
Le dendrobium (orchidée) est  à nouveau fleuri, il l’était aussi en août lors de notre arrivée.
Les citrons sont mûrs, les mangues ont enfin arrêté leurs bombardements. On en est écoeurés.
On ne va plus à nos plages habituelles Lafayette, Radisson, devenues trop dangereuses, et fréquentées maintenant par les seuls cadors du surf. Il faut aller Pointe Vénus, plus calme, ou rester à la plage du tombeau du roi, chez nous.
sortie du lycée Les gamins du collège viennent ici prendre des vagues raisonnables, avec leurs « boogies », l’après-midi après l’école.
Les raies aigle (ou léopard) sont arrivées dans le lagon, accompagnées de rémoras. Mais le lagon n’est pas bien propre, les rivières charrient, outre la boue, des détritus de toute sorte, la plupart organiques, branches et troncs, cocos,  mais d’autres plus insolites : chaise de jardin, tricycle, congélateur…

Les « poulets à élastiques » sont seuls depuis quelques temps, la mère s’est-elle fait croquer ? mais sont devenus inséparables, au centimètre près, avec leurs plumettes trop longues et hirsutes. Ils ne quittent notre jardin que pour les très proches environs.
Il y a des journées comme ça, mais le week-end a été beau, et les averses rares.
 les lycéens du Taaone à Pirae
Par Les Blob - Publié dans : vie quotidienne
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Lundi 12 janvier 2009
à Tahiti, il pleut généralement davantage de Décembre à Février. Cette année, nous avons eu la chance d'avoir un mois de décembre très ensoleillé. Souvent de très fortes averses nocturnes, mais le matin, calme et bleu, avec une température aux alentours de 30°, et pas mal de moustiques. Janvier 2009 a démarré comme ça aussi. Une ondée a arrosé le réveillon vers 1h du matin. Depuis trois ou quatre jours, il pleut beucoup plus : le jour la nuit, de très fortes averses, fréquentes, sans orages. la terre est toute détrempée
Samedi en huit, de très forts orages dès le matin n'ont pas empêché une famille de partir en balade dans la vallée de la Papenoo, à quelques kilomètres à l'est. Ces torrents montent en crue très vite, et la rando est fortement déconseillée par temps de pluie. Un gamin de 8 ans a été emporté, ainsi que 2 sauveteurs : 3 morts. Un gamin de 12 ou 13 ans avait déjà été tué dans les mêmes conditions en octobre.

Hier matin, un autre drame : un va'a V6 s'est retourné sur la vague traîtresse du récif, par forte houle,  l'entrée de la passe d'Arue. Des 6 jeunes  passés à l'eau, l'un (16 ans) n'est pas ressorti : il ne savait, paraît-il, pas bien nager. Arnaud, le directeur du club de plongée, a remonté le noyé pour le déposer au  port, avant qu'un fourgon finisse par le récupérer, 2 heures après.
Nous devions rejoindre nos enfants (en stage de voile) au Yacht club pour  le repas. Quand nous avons vu les gendarmes et l'ambulance, nous avons angoissé un instant. Nos enfants, naviguant dans le lagon, ont vu les appels des jeunes, avec les pagaies, sur le récif. Ils ont heureusement ensuite rembarqué sur le bateau à moteur pour faire des ronds dans l'eau, à distance, jusqu'à la levée du corps. Au coconut station (le snack et station service marine du port), l'ambiance était plombée. moment difficile. La mer tue ici aussi, pas autant que la route cependant.

Pour nous, la vie continue. Un bon repas avec quelques amis vendredi soir à la maison, et ce matin, un grand moment pour Lucas : il vient d'obtenir  son "plongeur d'or". Ce sont les niveaux de plongée sous marine pour les 8-12 ans.
Ils apprennent les signes et le comportement du plongeur responsable, dans une limite de 6 mètres ; à 12 ans, ils passent le niveau 1 de plongée des adultes, et peuvent alors suivre une palanquée jusqu'à 15m : Lucas fait tous les exercices du niveau 1 : enlever et remettre le masque sous l'eau et le vider, lâcher son embout, le reprendre, communiquer en sécurité avec son chef de palanquée, rester à la bonne distance et à la bonne profondeur en progression, monter ou descendre un peu en n'utilisant que l'air ses poumons, donner de l'air à quelqu'un en panne. Il est équipé comme nous : une combinaison (légère et courte), un gilet stabilisateur de sécurité (qui se gonfle avec l'air de la bouteille), une bouteille de 10 litres, un détendeur d'air, un manomètre, un masque et des palmes. Pour fêter ça, plongée en famille à l'océan dimanche : forts courants, faible visibilité, mais de beaux poissons  : énormes perches maohies, grosse carangue en chasse sur un banc de fusiliers tricolores, et une multitude de petits poissons multicolores.
Aujourd'hui Lundi, reprise des classes : c'est dur pour tout le monde, nos enfants, les élèves, les profs, nous. Un mois de vacances, on y prend goût ! C'est surtout le lever à 5h, qui coûte.
En salle des profs, les gens bavardent : "tu as bien skié aux États-Unis ?" " ah non, moi j'étais en Argentine, c'était l'été"..... "Et moi, en Nouvelle-calédonie, alerte cyclonique tous les jours !!!"... pour nous, à Tahiti, il a fait beau !
Par Les Blob - Publié dans : vie quotidienne
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Samedi 10 janvier 2009

19 au 22 décembre (oui, on a pris du retard pour ce blog), nous finissons par passer la voiture sur le ferry pour Moorea. 1 h de trajet pour la vingtaine de kilomètres de chenal. Ce ferry, ça nous rappelle la Grèce ! Nous voilà ! On nous avait tellemement conseillé cette sortie, en nous disant que là, en fin, on se sentait vraiment ailleurs, dans "les îles"..... nous attendions un vrai dépaysement.
En fait, ça rappelle la presqu'île de Tahiti, un peu sauvage, peu aménagé, pas vraiment propre. Mais c'était une première approche;
16 000 habitants (
mais où sont-ils donc ?) dispersés sur cette île de 30 km de périphérie, dont une bonne partie travaille à Papeete et fait la navette quotidiennement. 2 collèges.  Au débarcadère : à peine quelques maisons, une station service et une supérette. et ailleurs : 2 ou 3 très petits regroupements de farés, (peut-on les appeler villages ?) disséminés le long de la côte, sur une petite route sinueuse. A la pointe ouest une plus forte concentration d'hôtels de plus ou moins grand standing (plutot plus), avec toutes activités tourisiques associées : plongée, location de bateau, tour du lagon, .... De petites pensions familiales, avec quelques bungalows.... de rares boutiques à paréos et sculpture sur bois ou nacre, des snacks, 2 pharmacies, un petit hopital pimpant, tout rénové.
Installés à notre pension (faré Manuia : beau site, mais équipement vraiment sommaire, et accueil... pas d'accueil) devant un embrasement de coucher de soleil, nous mangeons un brin au snack le plus proche. Bernard finit la nuit à l'hopital, où, perfusé à la cortisone, il retrouve un aspect normal après une éruption impressionnante. (3 semaines plus tard, il est toujours sous traitement)
La randonnée prévue avec l'association de randonnée locale est donc annulée pour nous : nous les rejoignons à l'arrivée du "sentier des ancêtres", avec tous ses marae et plateformes de tir, sites "tapu" (sacrés), au sentier botanique du lycée agricole.
Patricia l'infatigable, nous fait une visite détaillée avec nom tahitien et utilisation traditionnelle de toutes les plantes rencontrées
Le lendemain un peu de kayak dans le lagon (à cet endroit là, impraticable pour la baignade, envahi de petites patates de corail, et qui manque singulièrement de vie : nous comptons les poissons sur les doigts des mains). On fait comment, pour avancer DROIT, dans ces engins ? SI, SI, nous arrivons quand même jusqu'au récif barrière, battu par les vagues de l'océan. l'après-midi, nous cherchons en vain des plages.


les patates, ce sont les taches sombres sur le fond de sable blanc : de petits formations coralliennes, patatoïdes, dispersées sur le fond. On n'y po; se pas un pied, c'est blessure assurée, et il ne fait pas non plus casser le corail, organiqsme vivant. un vrai labyrinthe de cheval de frise à franchir. attention en bateau, on s'y plante facilement

quand on arrive à la barrière, les coraux affleurent, mais les vagues de l'océan renouvellent sans cesse l'eau. On n'y podr pas un pied nu : c'est blessant, et c'est le royaume du poisson-pierre.

malgré les lycra, coup de soleil sur tout ce qui dépasse !
On s'autorise finalement un dîner à l'hotel intercontinental de Mooréa, un des établissements de luxe où on peut loger dans un bungalow sur pilotis sur le lagon pour une fortune, mais où le restaurant est assez raisonnable.
3ème jour : passage à l'usine de jus de fruits (on n'a vu de champs d'ananas qu'au lycée agricole) : ça embaume !!




Et avant le départ, un tour au "lagonarium" qu'on nous avait vanté : une pirogue à moteur vient nous embarquer au bord de la route, pour nous amener au mini motu à 5 minutes de là : petits abris en bois, palmes masques tubas et kayak à disposition. l'eau est limpide, des mains courantes de cordes, fixées dans le lagon, permettent - y compris aux non-nageurs - d'affronter le courant. Une distribution de pain ou de têtes de poissons  attire régulièrement une faune dense. On se régale. Nous pique-niquons sur place (mais on peut aussi commander des plats cuisinés), il y a WC, douche, petit bar aussi.
Nous reviendrons, il y a paraît-il de magnifiques plongées.
Par Les Blob - Publié dans : Sorties
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